Glossaire

B
Box-calf : Cuir de veau tanné au chrome et ayant une finition lissée.

C
Chèvre (cuir) : La peau de chèvre est très brillante parce que fortement plaquée et se reconnaît à son grain. Très résistante, on l’utilise en maroquinerie pour des articles fréquemment manipulés (sacs, trousses, portefeuilles…) car son grain ne s’écrase pas.

Collet : Partie d’un cuir de bovin correspondant à la partie avant de la peau (cou et épaules de l’animal).

Coupe : Première étape de fabrication d’un article en cuir. Effectuée à la main avec un tranchet en suivant le contour du gabarit ou à la machine, avec une presse à découper sur laquelle on adapte des emporte-pièce. Il faut avant tout choisir le cuir en fonction de l’usage de l’objet. La difficulté de la coupe réside dans plusieurs impératifs : il faut respecter le sens de la peausserie, éviter les défauts en réduisant les chutes au maximum et marier les couleurs et les grains.

Couture : La couture à la main apporte un cachet traditionnel et une réelle fiabilité (durée, solidité)

Crocodile (cuir) : La peau de crocodile par sa résistance et sa rareté est destinée à la fabrication d’articles de luxe. Elle est peu sensible aux éraflures et aux frottements.

Croûte de cuir : Provient de la refente des cuirs en deux parties, l’une contenant la fleur coté extérieur appelée « cuir » et l’autre issue du dessous constituée de la chair du cuir qu’on appelle « croûte ».

Cuir : Peau animale tannée, c’est-à-dire une substance imputrescible, souple et insoluble dans l’eau. Les principaux animaux fournisseurs de cuirs : bovins, ovins, caprins, porcins, équidés, reptiles, poissons et oiseaux.

Cuir pleine fleur : Cuir ayant conservé l’intégralité de l’épaisseur de sa fleur. Partie noble du cuir, laissant apparaître les caractéristiques de la peau : grain naturel et rides.

Cuir fleur corrigée : Fleur ayant été poncée, généralement pour régulariser son aspect en supprimant les défauts superficiels.

Cuir véritable : Signifie qu’on utilise du cuir et non de la croûte de cuir.

Cuir foulonné : Cuir qui passe dans un tonneau (foulon) dans le but de l’assouplir.

D
Dérayage : Permet d’affiner l’épaisseur des fleurs et des croûtes.

Derme : Partie de la peau transformée en cuir constituée de la fleur et de la chair.

E
Essorage : Opération consistant à étirer le cuir aussi appelé « Mise au vent ».

F
Finition ou finissage : Opération qui consiste à recouvrir la surface du cuir d’une pellicule protectrice, dont l’épaisseur dépendra de la qualité du cuir : finition aniline de faible épaisseur, semi-aniline ou finition pigmentée plus épaisse (voir ci-dessous). La teinture et la finition sont deux opérations de coloration complémentaires.

Finition aniline : Met en valeur l’aspect de surface naturel du cuir en le recouvrant d’un produit transparent : très bel aspect, entretien délicat, sensible à l’eau et aux griffures.

Finition pigmentée : Recouvre la surface du cuir de couches de pigments opaques qui donnent la couleur : peu sensible à l’eau et aux tâches, entretien plus aisé.

Finition semi-aniline : Recouvre la surface du cuir de couches de pigments légèrement opaques, eux-mêmes recouverts d’un film transparent.

Fleur : Structure du derme où est implanté le poil (« dessus de la peau »), surface d’origine du cuir, partie qui laisse apparaître les caractéristiques de la peau (le grain naturel, les rides).

Foulon : Cuve rotative (en bois ou en inox) servant lors du travail de rivière, du tannage et de la mise en couleur.

G
Galuchat (cuir) : Cuir de raie ou de certains requins à l’aspect très particulier.

Grain : Aspect caractéristique de la surface d’un cuir.

Grainage : Opération mécanique consistant à plaquer la surface d’un cuir au contact d’une plaque gravée et chauffée afin de reproduire un relief (imitation de grains de peaux ou autres motifs).

J
Jonc : Un jonc est une bande de cuir (ou d’une autre matière) repliée sur elle-même. On l’insère dans un montage piqué retourné d’un sac par exemple.

L
Lézard (cuir) : Le lézard donne un cuir qui s’apparente à celui du crocodile mais avec une disposition, forme et taille des écailles différentes. Les  lézards les plus courants mesurent de 15 à 23 cm. La peau de lézard ne s’écrase pas et conserve très longtemps la brillance du cuir neuf. Il est employé dans la maroquinerie de luxe très haut de gamme : sac à main, portefeuille, porte-monnaie, bracelet-montre, etc.

Lissage : Opération mécanique de friction sur la surface d’un cuir au moyen  d’un cylindre en verre (ou en agate) monté sur une lisse.

M
Maroquinerie : C’est la peau de chèvre qui a donné son nom à l’industrie de la maroquinerie. Le « Maroquin », peausserie de chèvre, a toujours été employé dans la fabrication d’accessoires en cuir (sacs, portefeuilles …).

Marquage à chaud : L’impression à chaud est un procédé de gravure à chaud dans le cuir d’un signe distinctif (logo, initiales …). On utilise pour cela une plaque de laiton chauffée que l’on met en contact avec le cuir. Sous l’action de la chaleur et de la pression, le motif se marque dans le cuir. On peut également positionner un film de couleur, feuille d’or ou d’argent, entre la plaque et le cuir. Les motifs peuvent atteindre une extrême finesse (chiffres, lettres dessins, etc…).

Mise au vent : Opération consistant à étirer le cuir aussi appelé « Essorage ».

Montage « coupé franc » : Les pièces de cuir sont coupées nettes puis maintenues bord à bord par collage et cousues.

Montage rembordé : Spécifique à la maroquinerie. Il consiste à assembler deux pièces par pliage et collage. Les angles demandent une attention toute particulière et sont réalisés de deux manières : à angles vif ou à angles coins arrondis.

Mouton (cuir) : Le mouton se reconnaît à sa souplesse et à sa structure relativement lâche. Il résiste moins au frottement que le veau, la vachette et surtout la chèvre. De texture souple, le mouton est utilisé en maroquinerie, sellerie et ganterie.

N
Nourriture : Opération consistant à faire pénétrer des matières grasses dans le cuir pour lui donner les qualités de souplesse, d’imperméabilité et de résistance nécessaires à une bonne utilisation.

Nubuck : Cuir d’aspect velouteux obtenu par ponçage spécifique de la fleur.

P
Palissonnage : Opération d’assouplissement réalisée après le séchage.

Parage : Il s’agit d’amincir la peau de quelques millimètres sur les contours de la pièce découpée afin d’effectuer le rembordage ou pliage.

Passe poil : Le passe poil, parfois appelé liseré, est une bande de cuir, qui sert à la décoration de la pièce. Il est soit piqué sur le bord en guise de finition du bord, soit inséré et cousu entre 2 morceaux de cuir.

Piquage montage : Les bandoulières, doublures, fermetures à glissière, bordures … sont piquées sur des machines à coudre. Qu’elle soit plate, pilier ou à canon, la machine apporte une plus grande régularité des points que la piqûre main.

Prêtant : Capacité d’un cuir à la déformation. Lorsque l’on positionne un gabarit sur une peau, on prête une grande attention sur le sens du prêtant.

R
Refente/refendage : Opération consistant à séparer le cuir épais en deux « feuilles » sur toute sa surface dans le sens de l’épaisseur, la fleur au dessus appelé cuir, et la croûte en-dessous appelé croûte de cuir, pour donner à la peau la finesse souhaitée.

S
Sellier-maroquinier : Celui qui fabrique de la maroquinerie façon sellier.

T
Tannage : Opération qui consiste à transformer la peau en cuir souple et imputrescible par une solution d’agents tannants (tanins).

Tannage au chrome : Tannage polyvalent réalisé à partir de sels de chrome trivalent teintant la peau d’une couleur bleue. S’effectue en deux phases, une de pénétration et une de fixation, et s’emploie principalement pour les gros cuirs (bovins) et les petites peaux (veaux, moutons, chevreaux).

Tannage végétal : Le tannage végétal est le premier mode tannage des cuirs utilisé dans l’antiquité. Il est réalisé avec des tannins extraits des plantes (écorces par exemple).

Teinture : Opération généralement réalisée par bain dans le but de colorer le cuir plus ou moins en profondeur. La teinture et la finition sont deux opérations de coloration complémentaires.

Teinture des tranches : En maroquinerie de luxe, la teinture des tranches est une opération qui permet un fini parfait et coloré des bords de cuirs coupés francs. La teinte souhaitée est fabriquée artisanalement par mélange de couleurs primaires. Les bords de cuirs sont préparés et poncés, puis on passe de la teinture ou de la cire sur la tranche à l’aide d’un pinceau. Plusieurs passages de teinture et ponçages successifs sont nécessaires. Un lissage à l’aide d’une spatule chauffante permet une très belle finition que l’on fait briller en la frottant.

V
Veau (cuir) : Peausserie la plus recherchée en maroquinerie pour ses qualités de souplesse et de finesse. Les jeunes animaux de quelques semaines sont sélectionnés afin d’obtenir une peau intacte. Très fragile, le veau lisse craint l’éraflure, l’écrasement et les tâches d’eau. C’est un cuir noble qui vieillit bien en prenant une belle patine.

Vachette (cuir) : Après transformation en tannerie, la peau perd les noms de « vache », « bœuf » et « taureau » et devient de la vachette. La vachette est un cuir très résistant, presque inusable. Sa taille importante permet la coupe d’articles de grande dimension.